Conclusion du projet Déclic : les retombées positives d’une collaboration internationale

Partager cette page à un(e) ami(e)

Votre courriel : * 
Courriel du destinataire : * 
Nom du destinataire : * 
Commentaire (facultatif)

Conclusion du projet Déclic : les retombées positives dune collaboration internationale
par Catherine Ricard, chargée de projet et conseillère pédagogique

Voilà une belle aventure humaine et professionnelle qui tire à sa fin entre le Québec et le Mali! En effet, après neuf ans de collaboration le projet Déclic se terminera en décembre 2018. De manière officielle, il s’agit d’un projet de transfert d’expertise pédagogique et clinique dans le domaine de la santé. Ce projet mise sur la formation des médecins et des paramédicaux attitrés aux services et aux soins de santé de première ligne dans les Centres de santé communautaire (CSCOM). Le projet financé par Affaires mondiales Canada (AMC) a été mené avec deux partenaires québécois; l’Université de Sherbrooke (UdeS) et le Centre de coopération internationale en santé et développement (CCISD).

Mais à hauteur d’homme, Déclic est constitué d’une multitude d’expériences uniques et d’enrichissement mutuels. Ce projet donne l’opportunité aux employés du Cégep de Saint-Jérôme (CSTJ) d’être en contact avec les réalités, on ne peut plus différentes, de leurs homologues maliens. Ces nombreux échanges ont permis de mettre en valeur leur savoir-faire et d’apprendre du contact avec l’autre. De plus, le simple fait d’être sorti de leur zone de confort en réalisant des mandats différents a été enrichissant.

Toutefois, il faudra bientôt s’habituer à parler de ce projet au passé puisque dans quelques semaines la fin officielle de Déclic sera chose faite.

Le rôle principal joué par le CSTJ pour amorcer un « déclic » dans la formation des professionnels maliens était de supporter une école de santé consacrée à la formation des paramédicaux, l’Institut national de formation en sciences de la santé (INFSS) et ses écoles annexes. Ce support s’est concrétisé à travers différents volets; l’implantation de l’approche par compétences, l’équipement de salles de travaux pratiques, l’élaboration de programmes de formation et des outils pédagogiques qui leur sont reliés, ainsi que par un support à la gestion, aux services de bibliothèque, à la vie étudiante et à l’implantation de services informatiques.

L’expertise du CSTJ, et ce dans plusieurs domaines, a été sollicitée par le biais de visites « terrain » en Afrique, par du support à distance et par des missions de professionnels maliens en sol québécois. Au cours des neuf années qu’aura duré ce projet, des liens étroits de collaboration se sont tissés entre nos deux institutions, mais tout particulièrement, entre les Québécois et les Maliens ayant joint dans cette belle aventure.

Nous écrirons prochainement la fin de l’histoire de Déclic, mais en commencerons peut-être une nouvelle; celle du projet CLEFS permettant l’émergence de Communautés Locales d’Enseignement pour des Femmes et des filles en Santé. En effet, nous avons, tout dernièrement, déposé une demande de subvention auprès d’AMC en partenariat avec l’UdeS et le CCISD pour poursuivre le travail au Mali. Peut-être que les adieux ne seront que des au revoir!