Répondre aux besoins des employeurs du secteur de l’électrification des transports

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La FCSEI s’adapte pour mieux répondre aux besoins des employeurs du secteur de l’électrification des transports dans les Laurentides par Pierre-Luc Tremblay, coordonnateur à la FCSEI

Avec un taux de chômage s’établissant à 5.6% en janvier 2019 dans les Laurentides[i], les entreprises vivent, de façon générale, une pénurie en main-d’œuvre qualifiée. Il devient donc plus facile de se trouver un emploi sans posséder une formation spécifique, voire un diplôme d’études. Cette situation a comme conséquence que les chercheurs d’emplois ne sont pas contraints à augmenter leur employabilité en retournant sur les bancs d’école…Ce phénomène crée un cercle vicieux : les employeurs sont forcés d’engager des gens qui n’ont pas toutes les compétences requises, les employés obtiennent des emplois sans avoir besoin de se former, les employeurs forment sur le « tas » leurs employés, les employés finissent par faire le travail, mais n’obtiennent pas de reconnaissance pour les compétences nouvellement acquises. Au final, tout le monde est un peu insatisfait…

Comment remédier à cette situation? Se former tout en travaillant!
Résolument engagé dans sa communauté, le Cégep de Saint-Jérôme cherche toujours à s’adapter pour répondre aux besoins socioéconomiques de sa région. Ainsi, comme les travailleurs sont trop occupés à travailler et que les entreprises ont besoin d’employés compétents pour assurer leur viabilité, une formule adaptée s’avère nécessaire pour améliorer le sort des employeurs et des employés.

Avec la présence de nombreuses entreprises liées à l’électrification des transports à Saint-Jérôme, et de la présence de l’Institut du Véhicule Innovant (IVI), la FCSEI et la Chambre de commerce et d’industries Saint-Jérôme Métropolitain (CCISJM) ont eu l’idée d’adapter une formation déjà existante en électrification des transports soit, l’attestation d’études collégiales en Technologie des véhicules électriques.  L’objectif ? Rendre accessible aux travailleurs de l’industrie déjà en poste, une formation de qualité et reconnue sans avoir à quitter leur emploi. Ainsi, les entreprises désirant bonifier les compétences de leurs employés peuvent permettre à ces derniers de s’inscrire à cette formation tout en restant en poste.

La formule d’apprentissage en mode hybride
Pour atteindre les compétences prévues par ce programme d’études et obtenir le diplôme, les employés/étudiants suivront leur formation en mode hybride soit en partie en classe et en partie à distance. L’employé/étudiant devra être présent en classe une journée par semaine et il devra, de façon autonome, consacrer du temps à effectuer des travaux liés à sa formation soit, faire des lectures, réaliser des exercices interactifs en ligne et écouter des capsules vidéos, etc. Par ailleurs, il est important de noter que si l’employé/étudiant a déjà acquis des compétences par son expérience de travail, il pourra effectuer un processus d’évaluation afin de faire reconnaître ses compétences et se voir libérer de certains cours du programme. Ce faisant, cette démarche lui évitera de suivre un cours pour lequel la compétence visée est déjà acquise.

L’implication de l’employeur
L’entreprise devra accorder une libération d’une journée par semaine à son employé. Cette libération permettra à ce dernier de suivre la formation, tout en maintenant son poste et donc, recevoir son salaire normalement. À cette fin, afin de réduire le coût en salaire pour l’employeur, l’entreprise recevra une subvention salariale pour l’ensemble des heures du programme d’études.

Si vous désirez obtenir plus d’information cette formation, cliquez ICI.

Avec le vieillissement de la population et la vitalité économique actuelle du Québec, les institutions d’enseignement québécoises doivent faire preuve de créativité pour répondre aux besoins de leur milieu. Heureusement, le CSTJ peut compter sur l’expertise de ses conseillers pédagogiques qui rendent accessibles les programmes d’études aux travailleurs, tout en maintenant élevée la qualité des compétences acquises et la valeur du diplôme qui en découle.

« Le changement n’est pas nécessaire à la vie, il est la vie », Alvin Toffler, écrivain

[i] http://www.stat.gouv.qc.ca/statistiques/profils/region_15/region_15_00.htm